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UNOCABUREAU RÉGIONAL DES NATIONS UNIES POUR L'AFRIQUE CENTRALE

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English  |  Français 16:47:17, lundi, 27 févr. 2017

LUTTE CONTRE L’ARMÉE DE RÉSISTANCE DU SEIGNEUR (LRA)


Selon le Bureau de l’ONU pour la coordination des affaires humani­taires (OCHA), le nombre de personnes déplacées du fait des attaques de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) est passé de 131 090 en septembre 2014 à 180 000 en décembre 2014. Le Conseil de sécurité ne cesse d’exprimer sa profonde inquiétude par rapport aux atrocities commises par ce groupe armé, lesquelles ont des conséquences graves sur le plan humanitaire et pour les droits de l’homme, comme le déplacement de plus de 440 000 personnes dans toute la region où il est actif.

 

Depuis le 14 novembre 2011, et conformément à une Déclaration du Conseil de sécurité (S/PRST/2011/21), la coordination des efforts de l’ONU dans la lutte contre la LRA occupe une place centrale dans les activités de l’UNOCA. Le Conseil a notamment engagé le Bureau « à mettre au point, en collaboration avec les missions des Nations Unies et l’Union africaine [UA], une stratégie régionale pour une assistance humanitaire internationale et une aide au développement et à la consolidation de la paix dans la region où sévit [la LRA] ». Il a insisté sur l’importance d’une telle approche, en soulignant qu’elle « permettrait de consolider les mécanismes transfrontières en vue d’améliorer la protection des civils, les dispositifs d’alerte rapide, l’accès et l’intervention du personnel humanitaire et l’appui nécessaire à la réintégration des déplacés, des victimes d’enlèvement et des ex-combattants, ainsi que de renforcer la capacité globale des États concernés d’exercer leur autorité sur l’ensemble de leur territoire ».

 

L’UNOCA a œuvré sans relâche, avec les différentes parties prenantes, pour le développement et l’adoption de cette stratégie régionale. Celle-ci a été endossée en juin 2012 par le Conseil de sécurité. Depuis lors, l’UNOCA travaille avec les Bureaux, Missions, Agences, Programmes et Fonds onusiens basés dans les pays affectés (RCA, RDC, Ouganda et Soudan du Sud) ainsi qu’avec le siège à New York, le Bureau de l’Envoyé spécial de l’UA pour la LRA, les ONG et les partenaires au développement, pour garantir sa mise en œuvre. Dans ce cadre, l’UNOCA apporte aussi un soutien à l’implémentation de « l’Initiative de coopération régionale de l’UA pour l’élimination de la LRA » dont le volet militaire, la Force régionale d’intervention, joue un rôle crucial dans ce vaste front.

 

Dans ses entretiens avec les dirigeants des pays contributeurs de troupe, le Représentant spécial, Chef de l’UNOCA, les encourage à maintenir leurs engagements en faveur de ladite Force. Il multiplie également des démarches auprès des partenaires afin de plaider pour une intensification de leur appui à cette Force régionale, qui bénéficie de l’expertise des Conseillers militaires américains ainsi que de l’assistance logistique de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) et de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA). Par ailleurs, le Représentant spécial mène des actions visant à engager les combattants encore fidèles à Joseph Kony, le chef de la LRA (recherché par la CPI), à faire défection.

 

Pour faire le point de la situation et évaluer les efforts fournis dans le cadre de mise en oeuvre de la stratégie anti-LRA, l’UNOCA coordonne l’organisation d’une réunion semestrielle des Points focaux chargés des questions liées à ce mouvement rebelle que l’Union africaine considère comme “un groupe terroriste”. L’une des priorités est orientée vers le développement durable des zones affectées. C’est du reste le sens de la Déclaration du Président du Conseil de sécurité en date du 15 juin 2015 (S/PRST/2015/12). La Déclaration invite l’UNOCA à collaborer avec l’Union africaine (UA), la Banque mondiale, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et d’autres organismes internationaux spécialisés, en vue de « l’élaboration d’un cadre de développement qui oriente l’action internationale menée en faveur de la stabilisation à long terme des zones où sévissait précédemment la LRA au Soudan du Sud, en République démocratique du Congo et en République centrafricaine, notamment l’exécution de projets et programmes de relèvement rapide visant à renforcer la cohésion des communautés ».

 

Un Conseiller poli­tique est spécialement chargé du suivi de ce dossier.