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UNOCABUREAU RÉGIONAL DES NATIONS UNIES POUR L'AFRIQUE CENTRALE

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English  |  Français 16:47:26, lundi, 27 févr. 2017

COMBATTRE AVEC VIGUEUR LE BRACONNAGE


Le problème du braconnage des éléphants et du trafic de l’ivoire, qui a pris une ampleur alarmante en Afrique centrale, figure parmi les nouvelles menaces qui interpellent l’UNOCA. Le Secrétaire général de l’ONU attire régulièrement l’attention des membres du Conseil de sécurité sur ce phénomène. Dans ses récents Rapports sur l’UNOCA et dans certaines de ses interventions, il s’inquiète particulièrement du fait que cette activité criminelle soit devenue une source de financement des groupes armés, notamment l’Armée de résistance du Seigneur (LRA). « Nous devons combattre avec vigueur cette pratique illégale et intolérable », résume-t-il dans un message lu le 23 août 2013 par son Représentant spécial lors de la 36e réunion ministérielle du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC) tenue à Kigali (Rwanda).

 

L’UNOCA a pour mandat de travailler en synergie avec les organisations concernées, en particulier la CEEAC, pour « identifier des mesures possibles et élaborer une approche régionale pour lutter contre ces phénomènes préoccupants ». Il soutient les plans d’action d’urgence (pour le Nord-Cameroun, le Nord-est de la RCA et le Sud du Tchad) ainsi que la stratégie de lutte anti-braconnage en Afrique centrale développés par la CEEAC.

 

Le Bureau plaide également pour une « coopération transfrontalière » entre les pays de la sous-région afin de trouver des solutions cohérentes et concertées à cette menace, dont les conséquences économiques, écologiques et politiques sont inquiétantes. Cette approche est fondamentale, entre autres, pour la protection du complexe trinational Dja-Odzala-Minkébé (TRIDOM), qui s’étend sur 141 000 km2, abrite environ 40 000 éléphants et couvre le Cameroun, le Congo et le Gabon.

 

L’UNOCA encourage l’intensification de la sensibilisation sur ce phénomène grave afin que les filières connues soient démantelées. Il a pris part à la campagne d’information animée à Libreville le 4 septembre 2014 par l’ancien footballeur international camerounais Patrick Mboma, Ambassadeur de bonne volonté de la CEEAC pour la lutte contre le braconnage. Le plan de travail conjoint établit en avril 2015 avec la CEEAC intègre un volet stratégique sur cette question majeure sur laquelle les deux institutions envisagent de travailler en collaboration avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC).