Nommé le 26 mai dernier à la tête du Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), le Représentant spécial Mohamed El-Amine Souef s’est rendu à New-York pour une mission de travail au cours de laquelle il a été reçu par le Secrétaire général et chef de l’ONU, Antonio Guterres. Au cours de ce premier séjour en tant que chef de l’UNOCA, il a également discuté avec différentes personnalités de l’organisation et de diverses institutions partenaires.
Le 23 juillet, Mohamed El-Amine Souef a été reçu en audience par M. António Guterres, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. Au cours de leurs échanges, les deux personnalités ont évoqué les principaux défis auxquels l'Afrique centrale est confrontée en matière de paix et de sécurité, de gouvernance, de démocratie et de développement durable. Ils ont parlé des moyens de relever ces défis. Cela passe par une action concertée entre les Nations Unies, notamment les Représentants et envoyés spéciaux du Secrétaire général (RSSG) et les Coordonnateurs résidents (RC), en étroite coordination avec les partenaires régionaux, sous-régionaux et nationaux.
Cette rencontre était la première entre les deux hommes depuis la nomination de M. Mohamed El-Amine Souef qui a saisi l’occasion donnée pour remercier le chef de l’ONU pour la confiance accordée, le soutien constant ainsi que les orientations précieuses prodiguées en vue de l'accomplissement de son mandat.
Au cours de ce séjour new-yorkais, le Représentant spécial s’est également entretenu le 22 juillet avec la sous-secrétaire générale aux affaires politiques et à la consolidation de la paix (DPPA), Rosemary DiCarlo. Les discussions ont porté essentiellement sur la situation politique, sécuritaire et humanitaire en Afrique centrale, le partenariat stratégique avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) pour promouvoir la paix, la stabilité et la coopération régionale et le processus électoral en cours à São Tomé-et-Príncipe où Mohamed El-Amine Souef s’est rendu récemment pour encourager « le dialogue, la retenue et le respect mutuel », et exhorter « les parties concernées à recourir aux mécanismes juridiques et institutionnels établis pour le règlement de tout différend électoral ». Avant, Mohamed El-Amine Souef a échangé avec Amina Mohammed, secrétaire générale adjointe des Nations unies avec qui il s’est entretenu sur la mise en œuvre du mandat de l’UNOCA, la situation sécuritaire dans la région, la paix et le renforcement des capacités, les ODD et le partenariat avec les organisations régionales.

Des échanges fructueux
Dans le cadre de ses consultations au Siège des Nations Unies, Mohamed El-Amine Souef a eu des entretiens avec des représentants des États membres permanents du Conseil de sécurité sur les questions de coopération avec la CEEAC et les autres organisations régionales, les enjeux géopolitiques en Afrique centrale, ainsi que les réformes en cours du système des Nations Unies. Ces consultations riches et constructives, ont permis de partager des analyses, de renforcer la compréhension mutuelle des défis régionaux et de réaffirmer l'importance d'une action concertée en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique centrale.
Dans le même registre, Mohamed El-Amine Souef a rencontré Vanessa Frazier, Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés. Au menu des discussions, la situation sécuritaire en République centrafricaine, ainsi que le rôle de l’ONU dans la lutte contre le phénomène des enfants soldats dans les zones de conflit. La RCA était également au centre de la réunion que le chef de l’UNOCA a eu avec Jean-Pierre Lacroix et Courtenay Rattray, respectivement sous-secrétaire général aux opérations de paix et chef de cabinet du Bureau exécutif du Secrétaire général (EOSG). Ils ont évoqué, en outre, les défis en matière de paix et de sécurité, les activités du Bureau régional des Nations unies pour l'Afrique centrale (UNOCA), sa collaboration avec les deux opérations de maintien de la paix présentes dans la région, en l’occurrence la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) et la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco), ainsi que les efforts déployés par l'ONU pour assurer la paix et la sécurité mondiales par le biais de la coordination stratégique, de la diplomatie préventive et des bons offices. Avec Elizabeth Spehar, sous-secrétaire générale chargée du soutien à la consolidation de la paix, il a souligné l’importance d’élections pacifiques pour faire progresser la démocratie et la bonne gouvernance, ainsi que le rôle du Bureau d’appui à la consolidation de la paix (PBSO), qui reste un pilier central des efforts de consolidation de la paix menés par les Nations unies.

M. le Représentant spécial a également eu le plaisir de rencontrer l’ambassadeur Mohamed Fathi Edrees, observateur permanent de l’Union africaine auprès de l’ONU. Au cours de cet entretien, ils sont revenus sur les défis politiques et sécuritaires en Afrique centrale, ainsi que sur le renforcement de la coopération entre l’UNOCA et l’Union africaine afin de promouvoir la paix, la stabilité et l’intégration dans la région de la CEEAC. Cette rencontre a été aussi l’occasion pour l’ancien haut fonctionnaire de l’Union africaine de saluer, de remercier et de rendre hommage à ses anciens collègues de la Mission de l’Union africaine à New York.
En vue de consolider les partenariats de l’UNOCA et de faire avancer le mandat de ce bureau, le Représentant spécial a eu de nombreux autres fructueux échanges sur la situation en Afrique centrale, notamment avec l’A3, c’est-à-dire les trois pays africains siégeant comme membres non permanents au Conseil de sécurité de l’ONU et dont le rôle principal est de porter, coordonner et défendre une voix unie et les positions communes de l’Afrique sur les questions de paix et de sécurité internationales.





