UNOCA
Bureau régional des Nations Unies pour l'Afrique centrale

Retraite CEEAC- UNOCA : un plan de travail conjoint adopté

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UNOCA / S. MBA

Libreville, le 9 octobre - la CEEAC et l’UNOCA disposent désormais d’un plan de travail conjoint pour l’année 2026-2027. Il a été validé au cours de la traditionnelle retraite conjointe qui s’est tenue du 7 au 8 octobre à Libreville et dont le thème était : "un partenariat renouvelé entre la CEEAC et l'UNOCA pour mieux prévenir les conflits et répondre aux défis émergents de paix et de sécurité en Afrique centrale".

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Cette retraite conjointe a été, avant tout, une occasion de rapprocher les priorités des deux institutions, d’échanger sur leurs avantages comparatifs et d’identifier les domaines dans lesquels une collaboration renforcée pourrait produire des résultats concrets. Cela concerne, entre autres, l’alerte précoce, l’analyse régionale, la diplomatie préventive, la médiation et l’action préventive. A l’ouverture des travaux, Mohamed El-Amine Souef a salué la tenue de cette retraite en laquelle il voit une « volonté commune de franchir une nouvelle étape dans [la] coopération [des deux instituions], en la rendant plus stratégique, plus concrète et plus opérationnelle ».

 

En effet, l’Afrique centrale demeure confrontée à des crises multiples qui mettent en péril sa stabilité, comme l’ont rappelé tour à tour, lors de la cérémonie protocolaire, Mahamat Saleh Annadif, ancien Représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU et ancien ministre des Affaires étrangères du Tchad, et Ezechiel Nibigira, président de la Commission de la CEEAC. A leur suite, le Représentant spécial, Mohamed El-Amine Souef, lors de son allocution à l’ouverture a constaté : « […] les crises se multiplient, se complexifient et s’entrecroisent, tandis que nos institutions font face à des contraintes croissantes sur leurs ressources financières et humaines. Nous devons donc répondre à des défis toujours plus importants avec des moyens plus limités […]. Dans ce contexte, travailler ensemble n’est plus seulement souhaitable, c’est une nécessité et un impératif. Il nous faut mieux conjuguer nos mandats, nos expériences et nos avantages comparatifs, mais aussi savoir faire des choix et concentrer nos efforts là où ils peuvent avoir le plus d’impact. C’est précisément tout le sens de cette retraite […] ».

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Face aux crises politiques et sécuritaires et aux menaces transfrontalières, la CEEAC et l’UNOCA se sont engagés à une collaboration plus efficiente : « Nous avons des acquis. Nous avons une volonté commune. À nous désormais de franchir une nouvelle étape, fondée sur la confiance, la complémentarité et les résultats, au service d’une Afrique centrale plus pacifique, plus stable, plus inclusive et plus résiliente [...] », a lancé le chef de l’UNOCA. Les travaux facilités par le diplomate tchadien Mahamat Saleh Annadif ont permis de « renforcer et redynamiser le partenariat stratégique entre les deux institutions, en définissant, notamment, une vision commune, des priorités partagées et des actions concrètes pour une coopération plus structurée et orientée vers les résultats en matière de paix et de sécurité en Afrique centrale ».

 

Au terme des travaux, satisfait de la qualité des échanges et des avancées enregistrées, le chef de l'UNOCA a déclaré dans son discours de fin : " ce Plan de travail constitue un acquis majeur de notre retraite. Il nous donne, désormais, un cadre commun pour organiser notre coopération autour de priorités partagées, d’actions concrètes, de responsabilités clairement définies et de mécanismes de suivi. Il devra être notre feuille de route et surtout un instrument vivant, conçu sur la base de nos mandats et qui sera régulièrement suivi et adapté à l’évolution des besoins de la région".

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La retraite intervenait dans un contexte marqué par la publication de la Vision 2050 et du cadre stratégique 2026–2030 de la CEEAC, du renouvellement du mandat de l’UNOCA pour la période 2024–2027 et de l’adoption de la Déclaration du Président du Conseil de sécurité S/PRST/2024/7.